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« mars 2007 | Accueil | mai 2007 »
Le mois dernier je vous montrais en image le bel avis de mise en demeure envoyé par Mr Urssaf sous pretexte que je n'avais pas réglé l'adition de décembre. Mesquin moi je dis. Mesquin et pas rigolo, une drôle de façon de traiter ses amis. Un coup de fil c'est quand même plus sympa qu'un recommandé avec accusé de réception non ? On doit pas avoir les mêmes valeurs, c'est ce que je me suis dit. Mais quand même... je ne pouvais pas laisser une si belle relation se détériorer sans rien tenter.
Alors j'ai pris mon téléphone, bien décidé à lui expliquer ma façon de penser. Remonté comme une pendule, prêt à chopper le gars par le paletot, je suis tombé sur sa femme dis donc. D'une voix enjouée elle m'a laché un bonjour tonique suivi d'un je peux faire quelque chose pour vous ? Dans la seconde ma voix la plus suave a remplacé le ton glacial que j'avais préparé et je lui ai répondu gentiment : c'est possible, laissez moi vous expliquer... alors blablabla, blablabla (non Sblab', je parle pas de toi !) et blablabla... eh bien d'accord je fais comme ça, merci beaucoup, au revoir et bonne journée (on se rappelle, on se fait une bouffe ?).
Alors j'ai tout fait comme elle a dit, j'ai rédigé une demande de recours gracieux que j'ai envoyé par fax à son attention. Ben vous allez pas me croire mais elle a effacé la dette Madame Urssaf ! Si si ! La preuve en image (cliquez pour agrandir) :
Elle est gentille hein ? et vous savez quoi ? Elle s'appele Valérie Madame Urssaf, comme la banquière.
ps : le motif est excellent... Bois sans soif ne rigole pas !
Quand je parlais du réseautage : ce midi déjeuner en compagnie de plusieurs commerciaux d'une société d'informatique dont le nom évoque le soleil :-) Je n'en connaissais qu'un seul mais j'ai sauté sur l'occasion pour échanger avec les autres et placer mes cartes de visites. Business is business.
Je vous passe les détails des discussions mais une fois évacués le marché difficile en PACA, les élections présidentielles et la victoire de l'OM hier soir, la conversation a dévié sur les anecdotes professionnelles dont nous ne sommes pas trés fier. Coup de chance pour moi, je n'ai pas eu à m'exprimer mais ça ne m'a pas empêché de me remémorer un truc vraiment pas très glorieux...
J'ai 27 ans, je viens d'être débauché d'une SSII Montpelliéraine pour bosser à Rungis dans une filiale privée d'une grande administration Française. Débarqué de mon sud natal, je ne connais encore personne dans la boîte et je déjeune seul dans un p'tit resto en bas de l'immeuble. Première réunion avec ma responsable de service, elle m'apprend que je suis nommé chef de projet sur le projet XXX et que je dois encadrer une équipe de 5 personnes : un ingé de 35-40 ans (il me semblait vieux à l'époque... maintenant je dirais qu'il est encore plutôt jeune), un 2nd ingé débutant et 3 techniciens entre 40 et 50 ans. Une réunion projet est prévue à 14H, un peu stressé je pars déjeuner seul.
A la table à côté de la mienne, 5 personnes sont en grande discussion, ils parlent de leur projet qui est une vraie merde, des charges sous-évaluées et du manque de spécification. Ils se moquent aussi beaucoup de Zorro l'Arlésien, le nouveau boss attendu depuis des semaines mais qui ne rapplique jamais. Je dois reconnaitre que jusqu'à ce que j'entende mon nom et celui du projet, je n'avais pas capté qu'ils parlaient de moi... pour un peu je me serais même moqué avec eux... elles me faisaient bien rire leurs vannes ! Quel naïf j'étais. J'ai continué à manger en silence, l'oreille tendue, ruminant mes envies de meurtre. Une fois ma note payée, j'étais remonté à bloc, la bave aux lèvres. Je me suis levé, j'ai enfilé mon manteau et je leur ai balancé :
Bonjour messieurs,
Sauf erreur de ma part vous bossez pour Som*****, c'est bien ça ?
Toujours sauf erreur de ma part vous êtes l'équipe projet XXX, c'est toujours bien ça ?
Encore sauf erreur de ma part vous avez une réunion dans un quart d'heure, on est d'accord ?
Alors je vous conseille vivement d'être à 14H00 précises dans la salle de réunion parce que je n'accepte aucun retard hormis le mien. Bon café messieurs.
Et j'ai tourné les talons pour remonter à mon bureau... par la suite j'ai ramé pendant des semaines pour qu'ils finissent par comprendre que je n'étais pas le p'tit con qu'ils pensaient !
... le bureau viendra à toi !
Aujourd'hui coup de flemme ! Le soleil tape trop fort... un crime de s'enfermer dans un bureau... autant rester bosser à la maison... et tant qu'à être à maison... autant profiter et se faire un p'tit apéro... on est jamais aussi bien servi que par soi-même ! Vous trouvez pas ?
Pastaga, olives, tapenade, poivrons grillés... moi je dis que ça le fait.
Et tant qu'à faire venir le bureau à la maison... autant en profiter :-)
L'acolyte ne craint pas l'eau froide, il a même pris un bain (l'eau est à 21°C il est un fou ! mais fallait le faire non ? Le Brésilien (je vous expliquerai un jour sa présence) passe l'aspirateur et moi je prends la photo. Ouch que c'est fatiguant !
Bon je vous laisse, j'ai du sommeil en retard taf moi ;-)
Réseauter, réseautage. Kézako ? Des mots bizarres qui si ça se trouve, ne sont même pas dans le dico.
Le réseautage (networking en Anglais, de suite ça sonne mieux non ?) c'est l'action de cultiver son réseau, réseauter quoi. C'est simple. Z'avez compris ? Nan ? bon je vais faire un effort alors.
Cultiver son réseau. Certains cultivent des fruits ou des légumes, alors pourquoi pas des réseaux hein ? Chacun est libre non ? Et puis les réseaux ça pousse bien à condition de les arroser, comme il faut et souvent. Les réseaux ça m'aime pas la sécheresse. Oh je vous vois venir les bricoleurs du dimanche et va z'y que je te bidouille un p'tit arrosage automatique et hop l'affaire est dans le sac. Ni vu ni connu je t'embrouille, trois mois plus tard on peut cueillir les fruits. Que nénni ! Le réseau c'est comme les orchidés, il a besoin d'un entretien minutieux et particulier.
En société, il se plait à boire du champagne et à déguster des petits fours tout en échangeant ses cartes de visite. Trés important les cartes de visite pour le réseau, sans carte t'es has been avant même d'avoir été. Sur la toile, il se développe à travers les mails, les blogs, les forums ou les sites collaboratifs. Trés tendance les sites collaboratifs, le réseau les apprécie particulièrement. Evidement il possède aussi ses propres outils, comme l'américain Linked-in ou le Français Viadéo pour ne citer que ces deux là (et c'est pas un hasard hein ?). Le réseau il est là partout autour, c'est vous, c'est moi, c'est nous.
On se fait un p'tit réseautage... tous... tous... tous les deux ?
... je dors pas.
C'est pas un scoop mais bon des fois je dors pas, c'est comme ça.
Et quand je dors pas je fais quoi ? Je gamberge ? oui aussi mais pas toujours.
Des fois je prends mon Archos et je mate des films.
Cette nuit c'était Million dollar baby, j'avais pas vu, shame on me.
Epoustouflant, bluffant, des wagons d'émotion, de l'humilité tout plein et une fin qui réveille en moi de nombreux souvenirs. Pour ceux qui seraient passés à côté... à voir absolument.
Voilà ça c'était la minute sérieuse de Mr Cyclopède !
Dans le genre un peu plus délire j'ai un truc fun à vous proposer. Certains d'entre vous la lise, d'autre pas peut-être pas mais je suis persuadé que vous allez me suivre dans mon p'tit délire. Alors je vous explique le topo : Léna a décidé de lancer sa small company, elle en parle sur son blog depuis des semaines mais sans jamais rien dévoiler. Un pro du teasing la miss Léna !
Alors pour lui forcer un peu la main, il faudrait la "bombarder" de commentaires, vous êtes OK ?
Je compte sur vous, laissez lui juste un "Ca suffit !" elle comprendra !
Une page se tourne. Il vient d'appeler et c'est confirmé : il rentre au pays la semaine prochaine.
Il c'est Tam et Tam c'est lui. Et son pays c'est le Sénégal.
Putain de merde, ça fait chier !
Ca fait chier parce qu'il voulait rester.
Ca fait chier parce que moi je voulais qu'il reste.
Ca fait chier parce que s'il est obligé de partir c'est que moi je n'ai pas été capable de faire en sorte qu'il reste.
Ca fait chier parce qu'une demande d'autorisation de travail coûte 1 500€ à la small company.
Ca fait chier parce que dans notre
pays, tu dois payer des charges sociales et tout ce qui va avec, même
quand ta boîte ne fait pas un euro de chiffre.
Ca fait chier parce que la small company n'a pas les moyens de le garder.
Ca fait chier parce que maintenant il faudra réparer la porte de mon bureau. Trop fragile celle là.
Ca fait chier parce que j'enrage de ne pouvoir rien faire.
Et surtout ça fait chier parce que mon ami s'en va.
Tu écoutes Usher, Lili BowWow, Amel Bent et K-maro (arfff !!)... mais aussi Sinsemilia, Louise Attaque, Renaud, M et Bénabar (ouf !!).
Tu fais du basket mais tu aimes aussi taper dans le ballon.
T'es trop fort à la Xbox mais tu prends quand même une raclée au jeu de tennis.
T'es arrivé il y a 10 ans et tu es mon enfant.
Allez rends moi mes polices et arrête de faire le con !
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