Les commentaires récents

Du buzz gratuit pour les cops !

  • Breizhonet
    Votre spécialiste de la gastronomie Bretonne
  • Benoit
    Au Bar de l'Univers (Benoît Luciani)
    Recommandé par des Influenceurs
  • Librairie Hispa
  • Home Quest
  • Vinivi

mai 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

« mai 2007 | Accueil | juillet 2007 »

28 juin 2007

Arrogance, humilité et envie.

Arrogance et humilité : deux mots à priori antagonistes. Et pourtant, je jongle avec en permanence. Fleurter avec les limites sans jamais les franchir, sous peine de se scratcher. Amusant un moment. A la longue ça fatigue.

T'es humble ? d'entrée tu ne fais pas le poids, t'es un tendre pas assez punchy, tu ne le sais pas encore mais tu t'es planté de catégorie. Dégagé dès la fin du premier round, au revoir et merci. Te faudrait peut-être une touche d'insolence à toi, va savoir ?

T'es arrogant ? mais tu te prends pour qui ? Tu débarques de nulle part et tu voudrais nous expliquer la vie ? Mais t'es rien, tu le sais ça ? Alors je te conseille de changer de ton si tu veux pas te retrouver sur le trottoir fissa. Te faudrait peut-être une touche de modestie à toi, va savoir ?

Alors quoi ? Humble ou Arrogant ? Parce que pour jouer faut d'abord s'entendre sur les règles. L'arrgogant je connais, à une époque ça m'a couté pas mal d'heures en colle, plus tard quelques désagréments dont je me serais bien passés... mais c'est pas ma faute, il parait que je suis né comme ça. Le profil bas, je peux faire aussi, enfin pas longtemps. Le caméléon ? ouais ça aussi je fais. Alors il est où le problème ? Le problème c'est l'envie. Tant va la cruche à l'eau... qu'à la fin l'envie se barre. Tu fais le boulot comme un robot, un peu zombie un peu charlot mais y a plus d'envolée et plus de tir au pigeon. Entre gris clair et gris foncé: des nuances quand il faudrait du feu. C'est encore loin la plage ? Tais-toi et rame. C'est les vivants qui ont peur de la mort, les morts eux ils s'en foutent.

Note programmée, écrite la nuit dernière dans un état proche de mon lit.

20 juin 2007

Le con

Quand j'ai lancé la small company j'étais plein de peps, de volonté et j'avais la conviction que ça allait marcher. Ce serait dur mais on y arriverait. C'est pour ça que j'ai laché un job que j'adorais, un environnement que j'adorais et aussi un salaire que j'adorais (mais p'tain t'es passé où toi ????). C'était le prix du rêve. C'est cher, trop cher, beaucoup trop cher.

Parce que si je regarde froidement le résultat je me dis quoi ? Ben rien, nada que dalle. Pas même l'ombre d'un début de quelque chose. Juste un petit contrat d'AT - 6 mois - à quelques milliers d'euros, de quoi payer trois factures et le salaire de l'ingé qui bosse. Pour le reste c'est des heures et des heures de boulot, c'est une vie personnelle qui passe au 2nd plan, c'est des amis que je ne vois plus, c'est mon pc qui devient à la fois mon meilleur pote et mon amant. C'est tout ça pour rien. Alors basta, rideau, circulez ya plus rien à voir. La charogne traîne dans le caniveau, les vautours vont s'en charger.

Et pourtant... elle respire encore cette salope, elle veut pas crever. Ya un con qui la met sous perf à chaque fois qu'elle meurt, un électrochoc et elle repart, jusqu'à la prochaine fois. Mais il se prend pour qui ce con ? Et il croit quoi ? Qu'on va pouvoir lui greffer un nouveau coeur ? Mais ça fait des mois qu'elle l'attend son nouveau coeur et il ne vient pas, presque là mais pas là. Alors ? Alors le con ferait mieux de se tirer et de prendre ce p'tain de job qu'on lui propose sur un plateau. Il voulait du fric ? Il en aura, autant qu'avant. Il voulait un job qui bouge et des responsabilités, il les aura aussi. Mais qu'est-ce qu'il attend le con ?  Ben il sait même pas, il est con.

Mais il faut se méfier du con, il est toujours capable d'un sursaut de lucidité. Dans ce cas il enverra tout chier, la small company et le blog. Zapper, disparaître et passer à autre chose. Une nouvelle vie qui recommence. Il peut le faire ou pas, il sait même pas, il est con.

13 juin 2007

Ton vieil établi

J'ai 5 ans lorsque tu me donnes ce marteau, ces quelques clous et cette planche de bois. A force de te regarder, je connais tes outils par coeur : ciseaux à bois, gouges, bédanes, rabaux, tournevis, marteaux, scies... et pour la première fois aujourd'hui je peux utiliser ton marteau. Je suis fier de moi.

J'ai 10 ans lorsque tu m'expliques comment réaliser une mortaise. Attentif, je te regarde jouer de la gouge sur un morceau de bois, petit à petit je vois qu'une rainure apparaît. Non c'est pas une rainure, ça s'appelle une mortaise, sur l'autre morceau on fera ce que l'on appelle un tenon, ensuite on ajustera l'ensemble, puis on collera. Tiens, à toi, essaie pour voir. Sous ton regard je me lance, quelques jours plus tard  mon premier meuble prend place dans ma chambre. Tu es fier de moi.

J'ai 15 ans lorsque tu m'obliges à poser ces lambris. Moi je veux sortir voir mes potes, toi tu me dis que c'est notre maison et que je dois travailler. Je connais la technique sur le bout des doigts: fixer les tasseaux, clouer les lambris, fixer les tasseaux, clouer les lambris, fixer les tasseaux, clouer les lambris. En 3 jours c'est fini. Maman est fière de nous

J'ai 20 ans lorsqu'on fabrique ensemble cette banque de cuisine. On mesure, on trace, on débite, on chanfreine, on ponce, on colle. On est fier, simplement.

J'ai 25 ans lorsque tu inventes la table basse du salon. Un plateau, 4 pieds, de la faïence, ça parait si simple quand c'est toi qui le fais. Je suis fier de toi.

J'ai 30 ans lorsque je te regarde passer la dernière couche de lasure sur le coffre à jouet de ton petit fils. Il est fini et toi tu me parles de ma mère, elle te manque tellement depuis deux ans. Les yeux embrumés, je suis toujours fier de toi.

J'ai 35 ans lorsque je ramène ton établi à la maison. Je l'ai mis dans mon atelier, je suis sûr que tu savais que je le mettrai là. Ce soir j'irai m'assoir dessus comme je le fais parfois. Peut-être que mon fils sera avec moi, il adore quand je lui parle de toi. Tu lui manques tellement, moi je serai fier de lui.

Dsc00135

09 juin 2007

Influence

Pas de méprise, je n'ai rien contre la bombasse attitude, du tout.

C'est juste que quand c'est ma fille... je crains la mauvaise influence de sa marraine... vous croyez pas ?

Bomb

08 juin 2007

Salon de la recherche et de l'innovation

Yep deux notes en deux jours, ça fait des semaines que ce n'est pas arrivé. Le début de la fin.

Levé 5H30, la tête dans le cucul dans le brouillard. Douché, habillé, café avalé, direction Aix TGV, le soleil est dejà haut dans le ciel, la journée sera belle.

9H50 : arrivé à Paris, le ciel est gris. Métro ligne 1 puis 12, porte de versaille, parc des expos, hall 7, le salon de la recherche et de l'innovation. Au fond tout au fond du parc, moins d'une heure pour en faire le tour. Un arrêt par le stand qui m'a invité, blablabla, blablabla, c'est ça et merci et au revoir. Un truc d'intéressant ? Possible mais je l'ai pas trouvé.

12H30 : coup de fil de Benoît (Benoît vous voyez pas ? mais si c'est lui ) le rayon de soleil de la journée. Un pastaga, un bon repas et de grandes discussions. Merci Benoît !

14H30 : retour au salon. Pas mieux que le matin, je vais pas rester pour rester...métro ligne 12 puis 1. Assis tranquille avec mes écouteurs vissés sur les oreilles, emmerdé par un connard. Pas tout compris à ce qu'il disait mais visiblement il serait bien reparti avec mon lecteur mp3. Je lui explique que c'est pas le jour pour me casser les couilles. Ai dû être convainquant, l'a laissé tomber. Arrivé gare de Lyon, tentative d'échange de billets, impossible. Arrêt café l'express bleu, bu un monaco, connection sur réseau wifi gratuit et tapage de note.

Bilan : si j'avais su, je serais pas venu. Retour maison dans 3H et des brouettes.

07 juin 2007

Capital aventure et investisseur providentiel

Le même titre en version originale : Venture Capital et Business Angel, ça sonne mieux non ?
Vu que c'est beaucoup un peu ma quête du graal à moi que j'ai, il est bien normal que j'en fasse un post. D'un autre côté un post la-dessus, ça va intéresser qui ? je me demande (oui e-cedric je sais bien que toi c'est ton trip, mais les autres ?). Alors en parler... ne pas en parler... que faire ? Eh bien en parler à ma façon !

Depuis des semaines (des mois même) que je cherche mon graal, j'ai rencontré un tas de gens dont le boulot est investisseur providentiel (cette expression me fait beaucoup rire, je sais il m'en faut peu) ou capital aventure. J'ai vu des jeunes, des vieux, des "tout nouveau", des expérimentés, des laids, des beaux, des durs, des mous, vous saurez tout tout tout tout sur le.. bref. Je suis même amusé à les classer.

Le p'tit jeune pour commencer : moins de trente ans et toujours tiré à quatre épingle. C'est l'archetype  de sa caricature. Le mec qui sait qu'au départ il a un déficit de crédibilité et qui compense dans les fringues. Avec lui je joue, tantôt sérieux, tantôt arrogant. Je m'amuse à le déstabiliser, je compte les points mais je reste dans les limites. Sait-on jamais.

Ensuite Le trentenaire sûr de lui : fringué classe mais pas surfait, celui là il m'emmerde beaucoup un peu . On est de la même génération, tentation de faire copain copain, de jouer carte sur table. Mais faut pas. Le cul entre deux chaises, je suis plutôt mal assis, alors j'évite si possible. Et quand je peux pas éviter, je fais au mieux...

Puis le vieux baroudeur : du moment qu'il a un costard et une cravate, ça lui va. Celui là je l'aime bien, ça me permet de jouer le rôle du candide : genre moi je connais rien aux montages financiers, vous pouvez m'expliquer comment ça marche monsieur ? Allez s'il vous plait ! Il est content, moi aussi. Que demander de plus ? Du fric ? oui, aussi.

Et enfin le hors catégorie : 65 ans, jeans, polo Lacoste. Là c'est moi qui suis déstabilisé : sérieux ? pas sérieux ? Dix minutes de discussion suffisent, je pige vite que c'est du lourd, du trés lourd. Tellement lourd qu'il n'a pas besoin d'en rajouter, il se fout totalement du look, son pouvoir c'est son bon vouloir. Pas de droit à l'erreur, le moindre faux pas et c'est la porte. Retrouver vite fait une prestance et enchaîner. Gagner du temps, mettre son portable sur vibreur même s'il l'est déjà, souffler discrètement et reprendre un discours à peu prés cohérent. Objectif : le séduire sinon c'est mort. L'ai-je séduit ? A voir.