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31 octobre 2007

The famous fucking place

Avec un titre pareil je vais rameuter tous les p'tits curieux de la blogosphère... hé hé vont être servis :-).

Alors quoi qu'est-ce que the famous fucking place ? Ben c'est une anecdote qui m'avait marquée du temps où je bossais à la world company. A l'époque j'avais en charge le marketing des produits IT de ma division et une de mes responsabilités était de suivre au quotidien le billing (la facturation) et de prendre les décisions nécessaires afin d'être en ligne avec le budget. Qui dit domaine IT (fabrication d'ordinateur en l'occurence) dit donneurs d'ordre aux US et fabrication en ASIE, c'est la règle. Mes journées étaient  donc rythmées par les conf call: le matin avec l'Asie, le soir avec les US. The famous fucking place est sortie durant l'une d'entre elles. Il m'a laissé sur le cul, au sens littéral du terme.

Ce jour là, j'étais en conf call avec un marketeur Taiwanais, un marketeur Français expatrié et mon boss. Mon boss à Genève, les deux marketeurs à Taipei. Le sujet du jour c'était un contrat avec un gros constructeur qui était en stand by depuis bien trop longtemps. Les marketeurs locaux avaient argumenté que leur client attendait un signe fort de la part de la world company. Et un signe fort pour une entreprise Taïwanaise c'est le déplacement d'un responsable Européen. Mon boss a vite tranché: Largo tu fais tes valises et tu pars rapido. Pour moi, véritable geek à mes heures, Taïwan c'est un peu comme aller au paradis alors je ne me suis pas fait prier... puis de toute façon je n'avais pas le choix : Ok boss, je suis parti, je suis plus là ;-)

On commence alors à préparer le voyage: les autorisations nécessaires,  les meetings à planifier, etc, etc... jusqu'à la fameuse question : And what about fucking place ? Sur le coup je me suis dit : c'est pas possible t'as dû mal comprendre, ces Taïwanais ils ont un accent à couper au couteau. J'ai donc bredouillé un : sooorrryyy ??? I did not hear you, please repeat. Et là mon boss a laché un grand rire moqueur et m'a lancé en Français : ha ha ha tu connais rien aux coutumes de Taïpei toi hein ? Heureusement suivi d'un : Do you want to go to the fucking place ? on ne peut plus clair de la part du marketeur Taïwanais ! Le cul par terre, j'ai sobrement répondu : no thanks, it 's not my stuff.

Alors pour les p'tits curieux, oui je sais bien qu'il y en a plus d'un...  finalement je n'y suis pas allé à Taïpei parce que j'ai démissionné avant ;-)

29 octobre 2007

C'est au pied du mur...

... qu'on voit le mieux le mur. P'tain je pourrais pas le voir avant ?

25 octobre 2007

Je ne lui ai pas dit

Ce matin meeting à la world company, yeah ! Revoir le site et les anciens collègues est toujours un plaisir pour moi. Un plaisir entier s'il n'y avait les questions... toujours les mêmes :

Alors ça marche comment ?
Et vous arrivez à vous payer maintenant ?
Et les charges c'est pas trop dur ?
Trouver des clients ça doit être galère quand même non ?

Moi je respire et je me lance dans mon discours bien rodé : certes ce n'est pas facile tous les jours mais cahin-caha on s'en sort; il y a eu un période critique mais depuis Juin ça va mieux; on commence à voir le bout du tunnel, pourvu que ça dure. Ca parait simple dit comme ça mais à la longue ça me gonfle un peu et selon qui pose les questions ça me gonfle franchement. C'était le cas ce midi.

Je comptais déjeuner avec quelques bons collègues histoire de se remémorer le bon vieux temps. Juste avant de prendre la direction de la cantine tout était nickel. Nickel jusqu'au moment où T s'incrusté. Il a fait ça discretos T, en deux temps-trois mouvements hop il s'était joint au groupe. Pffff j'ai rien pu faire !
T est un mec qui a les dents tellement longues qu'elles rayent le parquet quand il marche,vous voyez ? Bon on a aussi comme qui dirait un léger passif tous les deux... des discussions plus que houleuses... et il a aussi manoeuvré pour prendre mon poste à un moment. Je l'aime pas T et lui non plus il m'aime pas. Alors pourquoi est-il venu ? Je me le demande encore...faire chier... ou l'odeur du sang peut-être... d'aprés certaines rumeurs la small company était au fond du gouffre...

Alors à lui je ne lui ai pas dit que ça a été trés dur.
Je ne lui ai pas dit que pendant longtemps les factures sont restées impayées.
Je ne lui ai pas dit que les avis de mise en demeure me faisaient maintenant rigoler.
Je ne lui ai pas dit que Mmes Urssaf et TVA sont quasi des copines.
Je lui ai même dit tout le contraire mais je ne suis pas certain qu'il m'ait cru.

Il était finalement bien loin le bon vieux temps ce midi.

23 octobre 2007

En Octobre c'est T.V.A. !

Y a pas que les p'tits fours et le champagne dans la vie d'un entrepreneur, non ça c'est sûr y a pas que ça... y a aussi la T.V.A. !

Ceux qui suivent ce blog savent trés bien que Mme T.V.A. et moi on a commencé par avoir des rapports disons plutôt orageux mais que depuis quelques mois on est passé à quelque chose de beaucoup plus convial, je parlerais presque de complicité... (n'allez pas vous faire des idées non plus, hein ?). Alors comme le 24 Octobre approchait à grand pas et que Mme T.V.A. n'avait toujours pas reçu ma déclaration, ben Mme T.V.A. m'a passé un coup de fil:

- Mr Largo ? c'est Mme T.V.A.
- Aaaahhhh bonjour Mme T.V.A., trés content de vous entendre... heuu aurais-je oublié un truc ?
- gagné ! la Déclaration de la taxe sur la valeur ajoutée et taxes assimilées ça vous dit quelque chose ?
- heuu je mentirais en disant que non... attendez je cherche... ah oui voilà j'ai bien le formulaire N°3310-K-CA3 sur le bureau !
- parfait ! alors vous le remplissez et vous me le renvoyez ;-)
- heuuuu pour demain  ???
- oui oui comme c'est écrit sur le formulaire que vous devez avoir reçu depuis disons... un bon mois et demi !
- heuu on pourrait pas dire qu'avec les grèves il s'est un peu perdu et qu'il arrivera... disons lundi matin ?
- humm...mouais... va pour lundi dernier délai !
- merci beaucoup Mme T.V.A. ! C'est trés gentil à vous d'avoir appelé :-)

Alors depuis hier je fouille et je farfouille à la recherche des factures... ben croyez moi je fais pas un métier facile !

A force de fouiller je suis retombé sur une facturette qui m'avait fait halluciner sur le coup :

Dsc00234

A 6€ le café et 7€ le perrier, faut s'appeler Crésus pour boire un coup à Paris !

19 octobre 2007

Si c'est lui qui invite...

Comment qu'ça va bien ? Bien bien ! Les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas et moi ça m'arrange.

Deux jours à Paris donc cette semaine suite à une invitation de Mr Crosoft. Je ne pouvais décemment pas refuser ça à mon nouvel ami. Surtout que mon nouvel ami est trés trés gentil avec moi en ce moment alors autant en profiter non ? Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras me disait ma maman et le premier qui dit que je suis vénal... il a raison :-)

Alors j'y suis allé et j'ai bien fait  ! Parce qu'une fois la présentation d'usage passée - je te file un micro,  tu viens sur le devant de la scène et vas y que tu te démerdes pour expliquer qui tu es, d'où tu viens et ce que tu fais - mon nouvel ami m'a présenté tous ses autres amis un par un ! Et il en a des amis Mr Crosoft et y a pas que des small company...

Café croissant jus d'orange en arrivant, petits fours à la pose, déjeuner nouvelle cuisine, re-petits fours à 16h00, cocktail de clôture pour finir, ouch qu'est-ce qu'on a bien bossé ! Naaaan je déconne, on a aussi échangé et discuté sur tous les thèmes du développement des start-up; des intervenants de "haute couture" pour des élèves attentifs. Incollable sur le sujet je suis, merci J.C. (alors J.C. c'est pas Jésus-Christ hein ? même si à la base c'est aussi un évangéliste).

Y a plus qu'à dérouler... alors je déroule, je déroule ;-)

11 octobre 2007

Une belle journée de merde

- salut ça va ?
- ouais ça va et toi ?
- moi ça va et toi ça va ?
- ouais ouais ça va et toi Largo ça va ?

Appuyé contre la machine à café, les yeux perdus au fond de mon gobelet, je lève la tête pour répondre:

- non, ça va pas
- (...) ????
-
ben quoi  ? si tu veux pas entendre la réponse faut pas poser la question !

La plupart auraient répondu un vague ça va, d'autres auraient parlé du putain de ressort de grille pain qui fait chier, moi j'ai juste dit non ça va pas et je suis parti vers mon bureau pour une belle journée de merde. Je savais déjà qu'aujourd'hui je ne ferais rien et je n'ai rien fait... et puis quand je fais rien, ben c'est pas fait.

J'ai quand même réussi à glander toute la matinée... j'ai commencé à ranger le bureau mais j'ai juste commencé... je me suis ensuite lancé dans un compte-rendu de réunion mais je l'ai vite poubellisé... l'espace d'un instant j'ai même eu envie de répondre aux commentaires de la note précédente mais en fait ça n'a pas duré... J'ai bien été tenté de discuter avec une âme charitable mais son humeur de chien m'a fait renoncer... Heureusement pour moi c'était l'heure du déjeuner alors j'y suis allé. Seul. Journée de merde j'ai dit.

L'avantage de manger seul, c'est de manger vite... et vu que j'avais rdv à 14H00 sur le vieux port c'était finalement une bonne nouvelle. Trois quart d'heures pour faire Aix-Marseille c'est largement suffisant, j'avais même le temps d'un p'tit café au soleil ! D'habitude oui mais aujourd'hui non. Parce qu'aujourd'hui y a une bande de tarés qui a décidé de braquer un fourgon blindé et biensûr pile poil au niveau de la sortie d'autoroute !Journée de merde j'ai dit.

15H passées lorsque qu'une bagnole me coupe la route à l'entrée du parking du centre bourse. Un 49... perdu surement...mais bon j'ai quand même bloqué ma main sur le  klaxon, histoire de lui apprendre à conduire.... pendant ce temps là James Blunt hurlait dans la radio et moi je lui aurais bien fait bouffer son 1973 !

Finalement j'aurais mieux fait de ne pas y aller à ce rdv, le gars était bien, sa présentation aussi mais c'était juste pas le bon jour. Alors j'ai fini par me barrer en lui laissant ma carte. En une heure de temps j'avais pas laché un seul sourire. Journée de merde, je disais.

Je crois que là c'est l'heure de rentrer à la maison.

05 octobre 2007

ToDo List... pour ce soir !

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02 octobre 2007

Protégeons la nature ou nettoyage industriel ?

Ce week-end au village c'était vide-grenier: une fois par an t'as le droit de jouer au vendeur et de tenter de refiler le tas de trucs inutiles que t'as entassé depuis l'année dernière. C'est le principe. Je n'ai jamais participé mais j'y fais toujours un tour histoire de dire bonjour aux copains (à l'heure de l'apéro ? hummm ouais c'est possible !). A priori rien de dérangeant, bien au contraire. A priori seulement.

Le hic c'est qu'en quelques années, on est passé d'une poignée de stands à plus de 300 exposants et pareil pour la fréquentation. Sur deux jours c'est plusieurs milliers de visiteurs qui ont foulé la pinède jettant papiers, cartons, mégos ou canettes. Et je veux même pas penser aux trucs encore plus crades et dangeureux. Où est le problème me direz-vous ? Le problème c'est que le nettoyage est pour une grosse partie réalisé par les enfants du village. Voilà le problème, pardon le scandale.

Protégeons la nature ça s'appelle. Un programme de sensibilisation à l'environnement mis en place par la mairie : régulièrement les enfants de l'école primaire sont mis à contribution pour ramasser les détritus balancés dans la pinède. En temps normal je trouve ça plutôt bien: les enfants sont heureux et fiers de participer et en plus la pinède est propre. Mais là on ne parle plus de sensibilisation à l'environnement ni de quelques bouts de papier mais bien de nettoyage industriel qui devrait être réalisé par des professionnels équipés et formés aux risques. Ma fille n'a que 6 ans, elle n'a jamais vu de capote usagée et ne sait pas à quoi ressemble une seringue de junky, penser qu'elle a risqué de... Et c'est pas la paire de gants ni le tee-shirt refilés pour l'occasion qui l'auraient protégée ! Monsieur le maire, j'ai deux mots à vous dire et croyez-moi vous allez les entendre.