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15 janvier 2008

Fin de cycle

Aprés plus d'un mois d'absence je refais surface, il me fallait bien saluer le dernier jour de la small company dans ses locaux.

Tout a une fin. Je le sais, vous le savez, tout le monde le sait, on évite juste d'en parler...  on préfère  en général attendre le moment venu, ben on y est.

15012008038

L'acolyte a vidé ses tiroirs depuis déjà longtemps, moi je fini aujourd'hui. Il ne reste plus que ce qui traine encore sur mon bureau ainsi que quelques classeurs. A peine de quoi remplir le coffre de ma voiture. Trois fois rien. Deux ans d'effort, de travail, de passion, de ras le bol, d'espoir et d'envie dans trois fois rien... That's life... arffff. Pas envie de faire un bilan ni d'analyser, plus tard peut-être. Pour l'instant la Small Company est à vendre. Parait qu'il y a des gens intéressés. Tant mieux.

12 décembre 2007

The princesse

En décembre de l'année dernière je postais ça :

Ar_flav

Toujours en décembre mais cette année, je poste ça :

Ar_flav2

Il y a aussi des choses immuables dans la vie.

09 décembre 2007

Plus de jus...

J'ai souvent gambergé au jour où j'aurais à écrire cette note. Une prémonition peut-être. En même temps j'y crois pas à ces conneries, mais bon...

Et je me voyais plutôt border line genre faut pas me faire chier ou alors je t'en colle une. Mais pas que, d'autres fois je m'imaginais complétement abattu, enfermé dans ma bulle, hermétique à tout ce qui pourrait se passer autour... la terre pourrait bien s'arrêter de tourner... même que ça m'aurait presque arrangé.

Ben non... rien de tout ça... juste un putain de ras le bol. Une envie d'en finir, de tirer un trait, de passer à autre chose. Basta. Rideau. Fin de la représentation. Ciao et à la prochaine. La small company c'est fini.

Pourquoi ne pas continuer ? Ceux qui me lisent régulièrement ont bien compris que ça ne tournait pas rond dans ma tête... je dirais même que ça ne tournait plus tout court... idées fixes, idées noires. Spirale infernale. Quand ça ne va pas ya rien qui ne va, même quand ça devrait aller. Tu touches le fond, t'as plus d'envie, plus de vie. Ni ici ni ailleurs mais c'est pas si grave, c'est juste ta vie. Ca vaut quoi ta vie ?

Pourquoi ne pas continuer ? La small company a touché le fond en Mai : plus d'argent, des factures qui restent impayées et surtout les départs de Tam et de Manon. Mais depuis elle va mieux, elle s'est remise dans le bon sens, elle gagne de l'argent et elle a signé avec le géant de Seattle. Alors ? Alors merde.

Pourquoi de pas continuer ? Parce qu'il n'y a plus de jus, simplement plus de jus. Dans la même situation un an plus tôt je signe des deux mains... mais voilà un an plus tard ça le fait plus. Faut savoir tourner la page. C'est ça ou... alors ce sera ça. Parce que pas le choix.

La small company c'est fini et je m'enfile une despé à sa santé, seul devant mon pc.

30 novembre 2007

La soirée du coeur

Quand le téléphone a sonné hier vers midi j'avais déjà décidé que je n'irai pas manger, d’abord parce que je n'avais pas très faim et ensuite parce que manger en tête à tête avec mon assiette… Mais l’acolyte sait se montrer convainquant et saoulant aussi parfois… alors j’ai capitulé et je l’ai rejoint dans notre cantine préférée. Deux verres de vin et une blanquette de veau plus tard, je me suis entendu lui lâcher un : ok, ok, ça va je viendrai ce soir. Promis ? pfffff ouais promis.

Mais vers 20H30 je n’avais plus du tout envie d’y aller… pourtant j’avais promis… Alors comme j’étais à la bourre je me suis dit que prendre l’autoroute serait une bonne idée, enfin bonne idée c’est juste une façon de parler d’écrire hein ? Parce que perdu dans mes pensées j’ai appuyé sans m’en rendre compte et je me suis fait brutalement ramener sur terre par un méchant flash ! Pan ! Enculé de radar ! Je le connais pourtant...

20 minutes plus tard et à la vitesse réglementaire j'ai quand même fini par arriver, là :

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Quand j'ai retrouvé l'acolyte, Camille et Anissa (de Camissa), Marc, Sophie, Thierry, Fatiha, Nathalie, Séb, David et tous les autres, je me suis dit qu'il avait bien fait d'insister l'acolyte... merci à toi mon ami !

Au passage les deux soirées ont rapporté 15 000€ aux restos du coeur. Chapeau bas.

Trois heures plus tard, j'ai repris ma voiture. Une main sur le volant, une autre sur le levier de vitesse, la machoire crispée et le regard lointain, je semblais ailleurs. Dehors il faisait froid.

Papaaaaa, tu as pris la route sans dire adieux, papaaaaaa, c'est Christophe Maé qui passait à la radio.

27 novembre 2007

CQFD

Il a commencé à courir un jour comme ça pour voir ou par ennui peut-être et depuis il court. Il court sans même savoir pourquoi. Ou juste pour courir. Alors il court Forest*, il court. Moi je pense que c'est pour éviter de penser. Enfin ça me semble une bonne raison.

Il court sous la pluie son téléphone à la main même si personne ne l'appelle. Parfois il s'arrête pour prendre une photo.

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Puis il repart avant de s'arrêter à nouveau le temps d'une profonde réflexion: la sainte Victoire c'est juste une grosse colline en fait:
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Faudrait peut-être lui dire qu'il tourne en boucle non ? Trop tard, il est déjà reparti.

* p'tain si je commence à me prendre pour Forest je crois que je suis mal barré... pourtant... moi aussi j'ai investi dans une small company...certes c'est pas une coopérative agricole... m'enfin...

20 novembre 2007

Un peu d'air frais

Quand on court au p'tit matin ou qu'on se balade à VTT par chez moi, on peut tomber sur ça :

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Et si on tourne la tête, on voit ça dans le soleil :

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Aqueduc de Roquefavour.

Je continue à courir ?

13 novembre 2007

Du sang neuf, du pognon ou des pâtes

18 mois, une éternité quand j'y repense.
En 18 mois je crois avoir balayé des dizaines de fois la palette des émotions, de l'envie à l'euphorie en passant par le dépit, la déception ou le ras le bol.  Pas le temps de monter la gamme qu'on est déjà en train de la redescendre. Je voulais du changement et que ça bouge, je suis servi ! Et parfois ça bouge tellement vite que j'ai même du mal à suivre.

En juin les factures s'empilent encore, en Juillet elles sont payées, en Aôut je discute avec le géant, en Septembre je signe avec le géant, en Octobre c'est le coup de mou, au fond du trou et en Novembre il faudra choisir. Du sang neuf, du pognon ou des pâtes ? Ca tourne et ça retourne dans ma tête. Le matin j'opte pour du sang neuf, un nouveau départ, l'apres-midi je me dis que je vais plutôt prendre le pogon, ciao a tutti mais le soir je repense au chemin parcouru et là d'un coup je recommande un plat de pâtes... un jour elles seront peut-être au caviar les pâtes... va savoir.

Quand t'as pas le choix, tu voudrais pouvoir choisir et quand tu l'as, t'es emmerdé pour le faire... pourrait pas y avoir un truc plus simple ? pfffff, je crois que je vais aller courir, la vie est bien une boîte de chocolat non ?


EDIT : visiblement je ne dois pas être trés clair dans mes propos... alors le sang neuf c'est ouvrir le capital à des investisseurs extérieurs, prendre le pognon c'est vendre et aller bosser ailleurs, manger des pâtes c'est juste continuer. Sinon j'aime pas le chocolat, c'est ballot hein ?

05 novembre 2007

Le poisson aurait dit fêlure intime

La route est sineuse et étroite, sans repère, seule la lumière des phares permet d'entrevoir le bas côté. La voiture file pourtant à vive allure dans la nuit froide.  Une main sur le volant, une autre sur le levier de vitesse, la machoire crispée et le regard lointain, il semble ailleurs. Un virage, puis un second, des pneus qui crissent, une voiture qui dérape, un léger rictus et puis plus rien.

Roooxanne, you don't have to put on the red light, la radio marche encore et dehors il fait froid.

Ses cheveux sont trempés, les draps aussi. La nuit a était courte, un combat de plus pour un autre jour. La douche comme un court répit. Oublier, ne plus penser. Habillé il monte dans sa voiture. Une main sur le volant, une autre sur le levier de vitesse, la machoire crispée et le regard lointain, il semble ailleurs. Dehors il fait froid.

I'll send an SOS to the world, I hope that someone gets my message in a bottle, c'est Police qui passe à la radio.

31 octobre 2007

The famous fucking place

Avec un titre pareil je vais rameuter tous les p'tits curieux de la blogosphère... hé hé vont être servis :-).

Alors quoi qu'est-ce que the famous fucking place ? Ben c'est une anecdote qui m'avait marquée du temps où je bossais à la world company. A l'époque j'avais en charge le marketing des produits IT de ma division et une de mes responsabilités était de suivre au quotidien le billing (la facturation) et de prendre les décisions nécessaires afin d'être en ligne avec le budget. Qui dit domaine IT (fabrication d'ordinateur en l'occurence) dit donneurs d'ordre aux US et fabrication en ASIE, c'est la règle. Mes journées étaient  donc rythmées par les conf call: le matin avec l'Asie, le soir avec les US. The famous fucking place est sortie durant l'une d'entre elles. Il m'a laissé sur le cul, au sens littéral du terme.

Ce jour là, j'étais en conf call avec un marketeur Taiwanais, un marketeur Français expatrié et mon boss. Mon boss à Genève, les deux marketeurs à Taipei. Le sujet du jour c'était un contrat avec un gros constructeur qui était en stand by depuis bien trop longtemps. Les marketeurs locaux avaient argumenté que leur client attendait un signe fort de la part de la world company. Et un signe fort pour une entreprise Taïwanaise c'est le déplacement d'un responsable Européen. Mon boss a vite tranché: Largo tu fais tes valises et tu pars rapido. Pour moi, véritable geek à mes heures, Taïwan c'est un peu comme aller au paradis alors je ne me suis pas fait prier... puis de toute façon je n'avais pas le choix : Ok boss, je suis parti, je suis plus là ;-)

On commence alors à préparer le voyage: les autorisations nécessaires,  les meetings à planifier, etc, etc... jusqu'à la fameuse question : And what about fucking place ? Sur le coup je me suis dit : c'est pas possible t'as dû mal comprendre, ces Taïwanais ils ont un accent à couper au couteau. J'ai donc bredouillé un : sooorrryyy ??? I did not hear you, please repeat. Et là mon boss a laché un grand rire moqueur et m'a lancé en Français : ha ha ha tu connais rien aux coutumes de Taïpei toi hein ? Heureusement suivi d'un : Do you want to go to the fucking place ? on ne peut plus clair de la part du marketeur Taïwanais ! Le cul par terre, j'ai sobrement répondu : no thanks, it 's not my stuff.

Alors pour les p'tits curieux, oui je sais bien qu'il y en a plus d'un...  finalement je n'y suis pas allé à Taïpei parce que j'ai démissionné avant ;-)

29 octobre 2007

C'est au pied du mur...

... qu'on voit le mieux le mur. P'tain je pourrais pas le voir avant ?